Yoann Ignatiew
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L’épidémie de COVID-19 s’est propagée de manière importante de Chine, à l’Europe puis aux Etats-Unis et l’on se questionne désormais sur la durée des confinements. Actuellement, l’activité redémarre en Chine à environ 85%-90% de ses capacités et, fin avril, une réunion du Politburo pourrait déboucher sur un soutien budgétaire voire à une reprise forte liée à un investissement dans les infrastructures. Néanmoins, actuellement le marché anticipe une croissance du PIB catastrophique suivie d’une reprise à partir du troisième trimestre puis d’une forte hausse au quatrième trimestre.
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Au plus fort de la crise, le S&P 500 a enregistré près de 35% de baisse par rapport à son pic, en Europe, cette correction a presque atteint les 40%. L’indice de volatilité VIX a touché les 85% en séance, un niveau supérieur à celui observé en 2008. Il se situe actuellement aux alentours de 40%. La crise a néanmoins eu le mérite de corriger les excès passés et les valorisations de marchés paraissent désormais attrayantes.
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Les données macroéconomiques devraient être particulièrement mauvaises avec des indices d’activité faibles. Les attentes de bénéfices devraient être révisées de manière importante. Face à cet environnement morose, la réponse des Banques centrales a été rapide et massive, au premier rang desquelles, la Fed. En parallèle, les gouvernements ont également mis en place des mesures importantes avec une grande réactivité.
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Cette crise sanitaire a aussi eu un impact important sur le prix du pétrole. Face à l’effondrement de la demande l’OPEP est parvenue à un accord sur une réduction de la production le 13 avril dernier qui devrait permettre de stabiliser les prix.
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Concernant les élections aux Etats-Unis, nous allons assister à un duel Trump-Biden. La popularité de l’actuel Président américain n’a pas pâti de la crise actuelle et ce dernier semble paradoxalement remonter légèrement dans les sondages. Néanmoins, si le taux de chômage reste sur des niveaux importants cela constituera un handicape conséquent pour lui.
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Dans cet environnement, l’allocation cyclique de R-co Valor (industrie, mine, énergie, finance) est restée stable. L’allocation « croissance structurelle » (consommation, technologie, santé) a été significativement renforcée grâce au rachat des futures sur S&P 500 mais également en réinvestissant une part importante d’actifs monétaires. L’exposition importante aux mines d’or, secteur qui s’est particulièrement bien comporté, a été maintenue. Actuellement le portefeuille est exposé à près de 86% au marchés d’actions. L’exposition aux Etats-Unis a augmentée significativement, suivi par la Chine et L’Europe.
Emmanuel Petit
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Les dettes souveraines n’auront pas soutenu les marchés d’un point de vue général, mais surtout le marché du crédit, puisqu’elles sont restées stables durant la crise du COVID-19. Une hausse des taux à même été enregistrée au plus fort de la crise. Il convient aussi de noter la chute historique des anticipations d’inflation.
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Les mesures prises par les Banques centrales ont été significatives (notamment avec la reprise du Quantitative Easing) avant la crise la BCE avait annoncé un plan de 120 milliards d’euros de rachats d’actifs, complétés par la suite par 750 milliards supplémentaires. De plus l’Union européenne a annoncé un plan de 540 milliards repartis entre les dépenses de santé, le financement du chômage partiel et les prêts aux PME.
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Outre-Atlantique, au-delà des baisses de taux significatives, un plan de 2 300 milliards de dollars a été annoncé et l’achat d’obligations d’entreprise a permis au marché du crédit de rebondir significativement. Au sein de ce dernier, nous avons pu observer des spreads atteignant jusqu’à de 130 points de base sur le segment Investment Grade et 550 points de base sur le High Yield.
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La valeur au sein du marché du marché du crédit est actuellement intéressante mais elle reste conditionnée aux taux de défaut dont les perspectives sont très variables en fonction des anticipations sur l’issue de la crise.
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Au sein de R-co Valor Balanced, après avoir débuté l’année avec un positionnement défensif l’équipe de gestion a réexposé le portefeuille au marché du crédit, via des obligations High Yield, non notées et hybrides. Sa sensibilité obligataire a légèrement augmenté en raison de la levée de certaines couvertures. L’exposition au marché de taux du fonds se situe actuellement entre 48% et 49% avec une maturité moyenne de 8. Concernant la répartition par notation, près de 23% sont repartis entre les obligations High Yield et non notée, 49% des actifs sont investis en obligations BBB et 21% en B.
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Lancement du fonds R-co Thematic Target 2026 High Yield, fonds à échéance High Yield qui profite de l’environnement actuel. Il est actuellement investi dans 61 titres sur 56 émetteurs avec la volonté de les conserver jusqu’à maturité. Son allocation porte majoritairement sur des obligations corporates. Ses actifs sont repartis entre 39% d’obligations BB, près de 34% d’obligations notées B, 5,6% d’obligations CCC et 15% d’obligations non notées.